바타유의 『저주의 몫』에 나타난 증여와 존재의식
Le don de La part maudite de Georges Bataille et la conscience d'existence
이영석(인천대학교)
28권, 317~340쪽
초록
Pourquoi donne-t-on? La réponse est simple : pour se relier, pour se brancher sur la vie, pour faire circuler les choses dans un système vivant, pour rompre la solitude, faire partiede la chaîne à nouveau, transmettre, sentir qu'on n'est pas seul et qu'on fait partie de quelque chose de plus vaste - et notamment de l'humanité - chaque fois qu'on fait un don à un inconnu, à un étranger vivant à l'autre bout de la planète, qu'on ne verra jamais. Donner, c'est transférer volontairement quelque chose qui vous appartient à quelqu'un dont on pense qu'il ne peut pas ne pas l'accepter. Alors, le don apparaît comme le principe d'une existence infiniment exigeante mais pleinement humaine, à la fois libre, généreuse et douée de sens. Dans La part maudite, Geoeges Bataille proclame son désir de dévoiler le mouvement fondamental qui tend à rendre la richesse à sa fonction, au don, au gaspillage sans contrepartie. Ce texte se fonde sur l'hypothèse d'un excès d'énergie à la disposition du vivant afin d'approfondir la notion de don. Selon lui, l'existence sociale est inséparable de la création de valeurs improductives qui supposent, à leur tour, l'existence de la déchéance par la destruction consumatoire de ces valeurs. La grande différence entre l'échange économique et le don est que le prmier crée un rapport de personne à chose, tandis que le second établit un rapport de personne à personne, grâce à la possibilité de donner quelque chose qui ne fait pas nécessairement partie des biens matériels que l'on possède. Par ailleurs, c'est le couple gratuité/gratitude qui constitue la structure même du don en le caractérisant comme une notion éthique tout à fait différente de la notion économique d'échange : là où dans l'échange économique on parle d'intérêt et de calcul des utilités, dans le don on parle plutôt de gratutité et de sacrifice ; là où dans l'échange économique on parle de dette, dans le don on parle de gratitude libre.
Abstract
Pourquoi donne-t-on? La réponse est simple : pour se relier, pour se brancher sur la vie, pour faire circuler les choses dans un système vivant, pour rompre la solitude, faire partiede la chaîne à nouveau, transmettre, sentir qu'on n'est pas seul et qu'on fait partie de quelque chose de plus vaste - et notamment de l'humanité - chaque fois qu'on fait un don à un inconnu, à un étranger vivant à l'autre bout de la planète, qu'on ne verra jamais. Donner, c'est transférer volontairement quelque chose qui vous appartient à quelqu'un dont on pense qu'il ne peut pas ne pas l'accepter. Alors, le don apparaît comme le principe d'une existence infiniment exigeante mais pleinement humaine, à la fois libre, généreuse et douée de sens. Dans La part maudite, Geoeges Bataille proclame son désir de dévoiler le mouvement fondamental qui tend à rendre la richesse à sa fonction, au don, au gaspillage sans contrepartie. Ce texte se fonde sur l'hypothèse d'un excès d'énergie à la disposition du vivant afin d'approfondir la notion de don. Selon lui, l'existence sociale est inséparable de la création de valeurs improductives qui supposent, à leur tour, l'existence de la déchéance par la destruction consumatoire de ces valeurs. La grande différence entre l'échange économique et le don est que le prmier crée un rapport de personne à chose, tandis que le second établit un rapport de personne à personne, grâce à la possibilité de donner quelque chose qui ne fait pas nécessairement partie des biens matériels que l'on possède. Par ailleurs, c'est le couple gratuité/gratitude qui constitue la structure même du don en le caractérisant comme une notion éthique tout à fait différente de la notion économique d'échange : là où dans l'échange économique on parle d'intérêt et de calcul des utilités, dans le don on parle plutôt de gratutité et de sacrifice ; là où dans l'échange économique on parle de dette, dans le don on parle de gratitude libre.
- 발행기관:
- 프랑스문화예술학회
- 분류:
- 프랑스문화학