식민 경험과 타자인식 : 마르그리트 뒤라스(Marguerite Duras)
L'Expérience coloniale et la conscience de l'Autre : Marguerite Duras
최현무(서강대학교)
36호, 397~418쪽
초록
L'objectif de notre recherche consiste à aborder la question de la conscience de l'Autre chez Marguerite Duras à travers certains de ses textes romanesques qui forment une série que nous pouvons appeler "Indochinoise', car l'histoire se déroule en Indochine française. Cette dernière apparait dans ces textes avec des éléments actanciels et narratifs relativement constants qui se répètent d'un texte à l'autre en nous imposant une compréhention réflexive. Née et grandie là-bas, non seulement Duras revient périodiquement vers l'Indochine dans ses romans, elle elabore aussi un système d'écriture dont les caractéristiques sont basées sur la répétition de certains faits et la ré-écriture en d'autres genres que le roman, au point qu'une sorte de mythe personnel en émane. En effet l'Indochine marque un tournant à trois reprises dans les oeuvres durassienne à travers lesquelles nous observons une certaine évolution quant à la conscience de l'auteur envers cette région d'enfance. Nous nous limitons notre recherche à trois romans qui ouvrent les trois périodes et séries Indochinoises, publiées respectivement environ entre quinze et vingt ans d'intervalle: Un barrage contre le Pacifique(1950), Le vice-consul(1965) et l'Amant(1984). Dans le premier livre, l'Indochine en tant que l'Autre se constitue autour de la figure centrale qui est la mère, double figure traumatisante et traumatisée, liée inmanquablement à l'image Indochinoise personnalisée. Mais quinze ans plus tard, l'Indochine apparaît de nouveau sous un angle plus distancié, plus objectif, en tant que l'Autre à part entière, l'Indochine colonisée se présentant comme 'un foyer de douleur'. Les différents procédés romanesque reflètent d'une facon claire la vision critique de l'auteur. En dernière étape, Duras y revient en révélant un passé enfoui, son amour d'enfance avec un amant chinois. C'est dans ce texte revenu sur cette terre d'enfance que l'auteur a tenté une fusion avec l'Autre, avec les procédés romanesques correspondants à l'appui comme la confusion des points de vue à titre d'exemple, Cette évolution de la conscience de l'auteur envers Indochine française en tant que l'Autre, montre que cette dernière, loin d'être un terroir d'un mythe personnel figé, est une entité remuante et dynamique, marque les jalons importants dans l'itinéraire de l'Ecriture durassienne, et enfin permet une ré-interprétation de l'oeuvre de l'auteur dans son ensemble.
Abstract
L'objectif de notre recherche consiste à aborder la question de la conscience de l'Autre chez Marguerite Duras à travers certains de ses textes romanesques qui forment une série que nous pouvons appeler "Indochinoise', car l'histoire se déroule en Indochine française. Cette dernière apparait dans ces textes avec des éléments actanciels et narratifs relativement constants qui se répètent d'un texte à l'autre en nous imposant une compréhention réflexive. Née et grandie là-bas, non seulement Duras revient périodiquement vers l'Indochine dans ses romans, elle elabore aussi un système d'écriture dont les caractéristiques sont basées sur la répétition de certains faits et la ré-écriture en d'autres genres que le roman, au point qu'une sorte de mythe personnel en émane. En effet l'Indochine marque un tournant à trois reprises dans les oeuvres durassienne à travers lesquelles nous observons une certaine évolution quant à la conscience de l'auteur envers cette région d'enfance. Nous nous limitons notre recherche à trois romans qui ouvrent les trois périodes et séries Indochinoises, publiées respectivement environ entre quinze et vingt ans d'intervalle: Un barrage contre le Pacifique(1950), Le vice-consul(1965) et l'Amant(1984). Dans le premier livre, l'Indochine en tant que l'Autre se constitue autour de la figure centrale qui est la mère, double figure traumatisante et traumatisée, liée inmanquablement à l'image Indochinoise personnalisée. Mais quinze ans plus tard, l'Indochine apparaît de nouveau sous un angle plus distancié, plus objectif, en tant que l'Autre à part entière, l'Indochine colonisée se présentant comme 'un foyer de douleur'. Les différents procédés romanesque reflètent d'une facon claire la vision critique de l'auteur. En dernière étape, Duras y revient en révélant un passé enfoui, son amour d'enfance avec un amant chinois. C'est dans ce texte revenu sur cette terre d'enfance que l'auteur a tenté une fusion avec l'Autre, avec les procédés romanesques correspondants à l'appui comme la confusion des points de vue à titre d'exemple, Cette évolution de la conscience de l'auteur envers Indochine française en tant que l'Autre, montre que cette dernière, loin d'être un terroir d'un mythe personnel figé, est une entité remuante et dynamique, marque les jalons importants dans l'itinéraire de l'Ecriture durassienne, et enfin permet une ré-interprétation de l'oeuvre de l'auteur dans son ensemble.
- 발행기관:
- 한국프랑스어문교육학회
- 분류:
- 프랑스어와문학