클로드 시몽의 <스톡홀름 연설>에 나타난 작가의식
Conscience d'écrivain de Claude Simon vu son Discours de Stockholm
유제호(전북대학교)
63권, 257~288쪽
초록
Cette étude vise à mettre en lueur la conscience d'écrivain telle qu'elle se révèle dans le <Discours de Stockholm> de Claude Simon, prononcé lors de sa réception du Prix Nobel en littérature 1985. Pour cela on commence par examiner le sceptisme radical qui paraît être établi en lui sur le prolongement de ses mémoires misérables ou mieux effrayantes de son passé, surtout de la Seconde Guerre mondiale. Un tel sceptime rendant tout à fair incrédible toute sorte de moralité, d'idéologie et en coséquence, même d'instruction quelconque, Claude Simon parvient à tourner le dos à la fonction et aux devoirs des écrivains qui sont étroitement liés à l'engagement littéraire. Et précisément de là naissent chez lui une consience d'écrivain d'une part anti-sartrienne et anti-réaliste de l'autre, qui le mène à une écriture autant fidèles possibles à l'art-pour-l'art. En fait, l'absence des éléments narratifs et l'abondance des éléments descriptifs dans ses oeuvres tendent à supprimer l'intrigue romanesque chronique, noyau des romans conventionnels dits réalistes, pour augmenter, en récompense, les effets poétiques, picturaux, musicaux, et même plastiques ou cubiques par ailleurs. Tout cela nous mène à voir dans les oeuvres de Claude Simon, dirait-on, l'apparition d'un roman qui dépend toujours du langage—ou mieux de la langue—mais s'élève au rang d'un art pur, sinon de l'art-pour-l'art proprement dit.
Abstract
Cette étude vise à mettre en lueur la conscience d'écrivain telle qu'elle se révèle dans le <Discours de Stockholm> de Claude Simon, prononcé lors de sa réception du Prix Nobel en littérature 1985. Pour cela on commence par examiner le sceptisme radical qui paraît être établi en lui sur le prolongement de ses mémoires misérables ou mieux effrayantes de son passé, surtout de la Seconde Guerre mondiale. Un tel sceptime rendant tout à fair incrédible toute sorte de moralité, d'idéologie et en coséquence, même d'instruction quelconque, Claude Simon parvient à tourner le dos à la fonction et aux devoirs des écrivains qui sont étroitement liés à l'engagement littéraire. Et précisément de là naissent chez lui une consience d'écrivain d'une part anti-sartrienne et anti-réaliste de l'autre, qui le mène à une écriture autant fidèles possibles à l'art-pour-l'art. En fait, l'absence des éléments narratifs et l'abondance des éléments descriptifs dans ses oeuvres tendent à supprimer l'intrigue romanesque chronique, noyau des romans conventionnels dits réalistes, pour augmenter, en récompense, les effets poétiques, picturaux, musicaux, et même plastiques ou cubiques par ailleurs. Tout cela nous mène à voir dans les oeuvres de Claude Simon, dirait-on, l'apparition d'un roman qui dépend toujours du langage—ou mieux de la langue—mais s'élève au rang d'un art pur, sinon de l'art-pour-l'art proprement dit.
- 발행기관:
- 프랑스문화예술학회
- 분류:
- 프랑스문화학